Mes aïeux et ce bataillon
Gabriel BAYON
- du 17 mars 1915 au 26 février 1916
Louis Auguste VERCHÈRE
- du 1er novembre 1917 au 11 mars 1919
- 22 mai 1918 : blessé au Mont Kemmel (Belgique) Fracture de l'avant bras gauche par suite de plaie par balle, évacué pour
blessure de guerre l'ambulance n° 16-14
- 22 mai 1918 : cité à l'ordre du bataillon
Archives du SHD
Historique du 13e B.C.P. (1854-1942). lieutenant Lestien, Chambéry.
A2G2565 : Historique anonyme. Chambéry, Impr. chambérienne, 1920.
26N820 : Journaux des marches et des opérations.
Présentation du bataillon
Liens
Filiation et Campagnes :
A partir du
Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française
(Général Andolenko - Eurimprim 1969).
1854 : 13e bataillon de chasseurs à pied
Algérie 1856-1860. Italie 1859. France 1870-1871.
1889 : 13e bataillon de chasseurs alpins
Grande Guerre 1914-1918 (Alsace, Bois Chenu, Lesseux, Tête-du-Violu, Chapelle-Saint-Anthoine, Hartmannwillerkopf).
France 1939-1940.
1942 : disloqué
1945 : 13e bataillon de chasseurs alpins
Libération 1945. Italie 1945. AFN 1956-1962.
Fanion :
Fanion décoré de la Croix de Guerre 1914-1918 avec :
4 palmes pour 4 citations à l'ordre de l'Armée,
2 étoiles en argent pour 2 citations à l'ordre de la Division,
1 étoile en bronze pour 1 citation à l'ordre de la Brigade.
Fanion décoré de la Croix de Guerre 1939-1945 avec :
1 palme pour 1 citation à l'ordre de l'Armée.
Fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire 1914-1918 (jaune) :
4 citations à l'ordre de l'Armée.
Traditions :
Refrain :
Sans pain, sans fricot, au 13e on ne boit que de l'eau.
Fête le 25 septembre (1845, Sidi-Brahim).
Emplacements du bataillon et Chefs de Corps :
1876 : IXe CA - Tours - Chef de Bataillon Lamorelle
1878-1879 : Chef de Bataillon De Revanger
1884 : Chef de Bataillon Lapouge
1895 : 14e région - Chambéry - Chef de Bataillon Outhier
1899-1901 : 14e région - Chambéry - Lt Cl Outhier
1902-1907 : Ct Sauret
1907 : XIVe CA - 28e DI - 56e BI - Chambéry - Lt Cl Sauret
1911-1912 : Ct Ferran
Photos :
Livret de présentation du bataillon :
LE DRAPEAU DES CHASSEURS
décoré de
la Légion d'Honneur
la Médaille Militaire
la Croix de Guerre Française
la Croix de Guerre Italienne
porte en lettres d'Or, les noms glorieux de
Isly - 1844
Sidi-Brahim - 1845
Sébastopol - 1854-55
Solférino - 1859
Extrème-Orient - 1884-85
Madagascar - 1895
Maroc - 1908-1913
Grande Guerre - 1914-18
LE FANION DU 13e BCA
orné de la Fourragère Jaune
aux couleurs de la Médaille Militaire
porte sur sa Croix de Guerre
SEPT Citations
dont QUATRE à l'Ordre de l'Armée
Garnisons :
Le bataillon était en garnison au Quartier Joppet à Chambéry :
et à Lanslebourg :
Catastrophe de Bessans le 18 décembre 1901
Mercredi dernier, la 4e compagnie du 13e bataillon exécutait
une
reconnaissance entre Lanslebourg (Savoie) et Modane sur le territoire
de Bessans. La colonne venait de s'engager dans une passe
étroite que surplombait à gauche un glacier, et
que
bordaient sur la droite un ravin profond, lorsque tout à
coup
une formidable avalanche s'abattit sur elle, l'enveloppa et la
précipita pendant près de 800 mètres,
jusqu'au
fond du ravin.
Le détachement tout entier avait été
surpris, et
tous les hommes plus ou moins gravement atteints, à
l'exception
d'un seul qui fut immédiatement envoyé
à Bessans porter la nouvelle de l'accident.
Les habitants, le maire,M. Grosset, en tête, se
portèrent
aussitôt au secours des alpins. En route, ils
rencontrèrent la 5e compagnie du même bataillon
descendant
la côte de Rochemolon, et tous ensemble se
portèrent sur
le théâtre de l'accident.
On procéda sans désemparer à
l'enlèvement de la neige et l'on réussit
à
dégager les malheureux soldats qui furent ramenés
à Bessans.
Le chef de détachement, le lieutenant Vachette, est
légèrement blessé ; l'ordonnance de ce
dernier a
eu le coup traversé par son propre piolet ; une douzaine de
chasseurs ont eu les pieds gelés et les autres des
meurtrissures
et des contusions plus ou moins graves.
Les soldats ayant les pieds gelés furent soignés
avec
dévouement au presbytère de Bessans, puis
évacués sur Lanslebourg.
Le bataillon, dont les 3 autres compagnies étaient
à la
montagne, est rentré à Lanslebourg au milieu de
l'émotion générale.
On croit qu'il y a 10 morts : 3 cadavres seulement ont
été retrouvés jusqu'ici.
La population de Modane et des communes voisines se transporte sur les
lieux de l'accident. Une grande anxiété
règne dans
la région.
Les nouvelles qui nous parviennent de Bessans sont heureusement des
plus rassurantes.
Si, à la liste des blessés - encore ne l'est-il
pas
grièvement - il nous faut ajouter le nom du lieutenant
Müller, si l'ordonnance du lieutenant Vachette - il a eu la
gorge
traversée d'un coup de piolet - est toujours assez mal, au
point
qu'on parle, pour le pauvre garçon, d'une intervention
chirurgicale, le reste de la vaillante petite troupe n'inspire plus
d'inquiétudes.
Les médecins affirment, ce matin, qu'au prix de quelques
jours de repos, tout le monde sera sur pied.
L'Indicateur de la Savoie
n° 1170 - samedi 28 décembre 1901.
Saulzet.
Dans la
Croix,
déjà nous avons dit l'accident de Morvan,
chasseur à la 4e compagnie du 13e bataillon, laquelle, au
retour de manoeuvres en Maurienne, a été surprise
et entraînée par une avalanche de glaciers et de
neiges, à 800 mètres.
Après 6 heures d'efforts et de marches où les 35
petits troupiers du brave lieutenant Vachette furent admirables
d'endurance, de dévouement mutuel, Morvan fut
transporté à Bessans où il
reçut les premiers soins avec les autres blessés.
La blessure à la gorge, près de
l'artère carotide, causée par une chute sur une
bayonnette, étant en voie de guérison, on put
l'installer à l'hôpital de Modane. Là,
contre toute prévision, des accidents tétaniques
compliqués d'un transport au cerveau
déterminèrent la mort.
La famille a voulu que la dépouille mortelle de leur fils
reposa à l'ombre du clocher dans le cimetière de
la paroisse. À l'arrivée du corps, le soir du 1er
janvier, tout le village s'est ébranlé, au son du
glas funèbre, faisant escorte au lieutenant Vachette, qui
suivait un pied, - officier ayant tenu à
témoigner de sa vive affection pour son ordonnance,
à le remettre lui-même au siens, à se
faire auprès d'eux l'écho des regrets unanimes de
la 4e compagnie dont Claude Morvan avait l'estime et toutes les
sympathies.
Le lendemain, eurent lieu les obsèques, au milieu d'une
assistance nombreuse qui, dans cette douloureuse circonstance, a
montré à quel degré elle prenait part
à ce deuil et appréciait
l'héroïque dévouement du soldat mort,
après tout, dans l'acte du plus pur patriotisme.
Le cercueil disparaissait totalement sous un entassement de couronnes
offertes pour la 1ère cérémonie des
funérailles à Modane : les caporaux et chasseurs
du 13e bataillon ; à Morvan ses officiers ; le 158e
à leur camarade du 13e chasseurs ; le commandant et les
officiers du 13e chasseurs ; la 12e batterie d'artillerie ; le
détachement du 13e chasseurs à Lanslebourg ; les
caporaux et chasseurs de la 4e compagnie du 13e bataillon ;
à leur camarade du 13e bataillon ; la 55e brigade ; les
soldats du 97e d'infanterie à leurs camarades le chasseur
Morvan, etc., etc..
Mais la meilleure et, sans contredit, la plus belle couronne, celle qui
pourra le mieux adoucir la douleur des parents est celle que ce brave
enfant de la France aura méritée par une mort
chrétiennement acceptée - nous le savons - et
l'affirmation de la fois de son baptême si
réconfortante, quand il faut, à 23 ans, franchir
le seuil de l'au-delà !
Des anciens du 13e étaient venus de St Bonnet, Mayet,
Escurolles, Monteignet, rendre à leur camarade les derniers
honneurs.
Un Alpin du 13e.
La Croix de l'Allier
dimanche 12 janvier 1902.
Les Bataillons de Chasseurs
Distinctions :
Noms de batailles inscrits au Drapeau :
Isly 1834.
Sidi Brahim 1845.
Sébastopol 1854.
Solférino 1859.
Extrême Orient 1884 - 1885.
Madagascar 1895.
Maroc 1912 - 1913.
Le drapeau des Bataillons de Chasseurs a reçu :
- La Légion d'Honneur à la Bataille de Solférino 1859, 10ème Bataillon.
- La Médaille Militaire après le combat de St Blaise (Vosges) pour prise du drapeau du 132ème Bavarois (août 1914 par le 1er Bataillon.
- La Croix de Guerre après le même combat.
Les bataillons de nos chasseurs n'ont, à eux tous, qu'un drapeau, mais ce drapeau est le seul à porter à
sa hampe la Légion d'honneur, la médaille militaire et la croix de guerre. Ces distinctions en disent plus qu'un long récit.
Traditions :
Refrain :