Mes aïeux et ce régiment
Claude
Marie VERCHÈRE
- du 5 février 1915 au 29 décembre 1918
Archives du SHD
A2G2802 : Historique anonyme des 1er et 21e régiments du génie. Versailles, Judas et Machard.
A2G2746 : 4/1 du 1er génie. Versailles, Judas et Machard.
A2G2747 : 4/2 du 1er génie. Versailles, Judas et Machard.
A2G2748 : 4/3 du 1er génie. Versailles, Judas et Machard.
A2G2749 : 5/1, 5/51, 5/71 du 1er génie. Versailles, Judas et Machard.
A2G2751 : 22/1 du 1er génie. Versailles, Judas et Machard.
A2G2750 : 5/2 du 1er génie. Versailles, Judas et Machard.
A2G2752 : 22/3 du 1er génie. Versailles, Judas et Machard.
25N718 Sapeurs mineurs : opérations des Compagnies 22/63, 29/1 (1914-1918).
26N1255-1262 Journaux des marches et des opérations.
Présentation du Régiment
Distinctions :
Noms de bataille inscrits au Drapeau :
La Marne 1914
Champagne 1915, 1918
Photos :
Garnisons :
Le régiment était en garnison à Versailles :
Constitution de l'Arme du Génie en 1914
D'après la loi du 15 avril 1914, le Génie devait comprendre :
- 9 régiments et 5 bataillons formant Corps de sapeurs-mineurs,
- 1 régiment de chemin de fer (5e régiment),
- 1 régiment de télégraphistes (8e régiment).
Le principe de la numérotation des bataillons en une série unique, ne fut maintenu que pour les sapeurs-mineurs ; les
bataillons du régiment de chemin de fer et du régiment de télégraphistes (ce dernier porté à 4
bataillons), étaient numérotés par Corps.
La composition des régiments et des bataillons de sapeurs-mineurs étaient alors la suivante :
- 1er régiment - Versailles (en avril 1917, la création temporaire du 21e régiment du génie eut pour but de répartir les unités du 1er régiment en deux groupes ; mais, par la suite, il y eut des modifications, certaines compagnies ont compté aux deux régiments : il en résulte qu'il est difficile de séparer les deux subdivisions du 1er et du 21e régiments du génie) :
- 4ème bataillon,
- 5ème bataillon,
- 22ème bataillon (rattaché au Corps Colonial) : compagnies lance-flammes (schilt), compagnies de gaz (Z),
- 31ème bataillon : compagnies de gaz,
- 32ème bataillon : compagnies de gaz,
- 33ème bataillon : compagnies de gaz,
- 34ème bataillon : compagnies de gaz,
- 40ème bataillon : compagnies lance-flammes.
- 2ème régiment - Montpellier :
- 16ème bataillon,
- 17ème bataillon,
- 18ème bataillon,
- 5 compagnies du Maroc.
- 6 autres compagnies,
- Génie d'étapes (5 compagnies et 1 section).
- 3ème régiment - Arras :
- 1er bataillon,
- 2ème bataillon,
- 3ème bataillon.
- 4ème régiment - Grenoble, caserne Dode :
- 8ème bataillon,
- 13ème bataillon,
- 14ème bataillon.
- 6ème régiment - Angers, caserne Eblé :
- 9ème bataillon,
- 10ème bataillon,
- 11ème bataillon,
- 12ème bataillon.
- 7ème régiment - Avignon, caserne d'Hautpoul :
- 15ème bataillon,
- 23ème bataillon (Pontonniers),
- 24ème bataillon (Pontonniers).
- 8ème régiment - Rueil, Mont Valérien :
- 9ème régiment - Verdun :
- 6ème bataillon,
- 25ème bataillon (pour la place de Verdun),
- 7 autres compagnies.
- 10ème régiment - Toul :
- 20ème bataillon,
- 26ème bataillon (pour la place de Toul),
- 11ème régiment - Épinal :
- 20ème bataillon,
- 26ème bataillon (pour la place d'Épinal).
- 7ème bataillon formant Corps à Besançon,
- 19ème bataillon formant Corps à Hussein-Dey (Algérie),
- 28ème bataillon formant Corps à Belfort,
- 29ème bataillon forme Corps à Bizerte (Tunisie),
- 34ème bataillon forme Corps,
- un 5e bataillon formant Corps, devait être constitué avec les troupes du Génie du Maroc, mais ce bataillon ne fut créé qu'en 1919.
Réapparition de certaines spécialités et apparition de nouvelles
Pontonniers
Lorsqu'en 1894, les régiments d'Artillerie-Pontonniers avait été dissous et que l'arme du Génie avait enfin
acquis la construction des ponts flottants qu'elle réclamait depuis si longtemps, elle ne voulut pas recréer une
spécialité Pontonnier à l'intérieur du Génie.
Mais en 1914, le Génie se décida à recréer 2 bataillons de Pontonniers, le 23e et le 24e, au 7e régiment de l'Arme.
La compagnie 24/1 fut citée à l'ordre du Corps d'Armée à 1917, pour la construction d'un pont de bateaux
sur le front de Verdun (passage de la Meuse à Talou).
La compagnie 24/3 fut citée à l'ordre de l'Armée en 1917, pour avoir construit 2 ponts lourds dans des conditions
particulièrement difficiles.
Ces 2 compagnies eurent enfin le mérite et l'honneur de construire, en décembre 1918, le premier pont de bateaux sur le
Rhin, dans la région de Mayence.
Sully, le grand ministre d'Henri IV, a été le véritable créateur de l'arme du Génie.
Pendant de longues années, ce dernier ne se composa que d'un certain nombre d'officiers-ingénieurs pris dans
l'infanterie. Vauban n'était-il pas capitaine au régiment de Picardie ! En 1793, le corps est
organisé à 12 bataillons de Sapeurs et 6 de Mineurs. Sous l'Empire on compte 8 bataillons de l'un et 2 de l'autre,
tandis que l'on forme un bataillon du Train. Actuellement, nous avons 4 régiments de Sapeurs-mineurs résidant
à Versailles, Montpellier, Arras et Grenoble. Un 5ème régiment dit des
Chemins de fer a sa
portion principale à Versailles. Les 6ème et 7ème régiments dits Pontonniers ont
été constitués à Angers et à Avignon en 1894. enfin, un groupe comprenant les Aviateurs
militaires vient d'être créé avec points d'attache à Meudon, Issy, Bétheny, Mourmelon et Sissonne.
Henri Le Pointe
Ponts Lourds
Les premières formations de ponts lourds furent constituées en décembre 1914, sous le nom d'équipe
du Génie Maritime, ce qui rappelle à notre souvenir le glorieux rôle des ouvriers de la Marine pour la construction
des ponts sous le 1er Empire.
Au mois d'août 1916, elles furent transformées en Compagnies du Génie Maritime rattachées au 3e
régiment du Génie, et prirent au 1er janvier 1920, la dénomination de Compagnies de ponts-lourds. Elles furent
alors intégrées au 7e régiment du Génie.
La compagnie GM/3 fut citée à l'ordre du Corps d'Armée lors de l'offensive des Flandres de 1917.
Mineurs et autres spécialités
Pendant la guerre 1914-1918, les compagnies spécialisées augmentèrent dans de grandes proportions ; on créa des
compagnies spéciales de mineurs, appelées M.D. (Mascard - Dessolier), noms des inventeurs de l'élévateur que ces
unités desservaient ; des compagnies d'électriciens, de radio télégraphistes, de cantonniers, de tomberaux, du
Service des Eaux, de cimentiers, de navigation, de monteurs de baraques.
On créa 2 bataillons de lance-flammes qui, appartenant au Génie, prirent les n° 33 et 34.
Le 1er régiment auquel était affectées la plus grande partie de ces spécialités, avait dû
être dédoublé pour former, surtout du point de vue administratif, un 21e régiment qui fut dissous à
la fin de la Campagne.
Sapeurs de chemin de fer
Le 5e régiment du Génie vit pendant la guerre 1914-1918, ses effectifs s'élevér peu à peu à 85
compagnies, groupant 450 officiers et 21500 hommes. En 1918, ils avaient reconstruit 7000 km de voies ferrées, 4500
mètres de pont et 4000 mètres d'estacade.
Historique de la Guerre 1914-1918
Nombreux sont les brillants faits d'armes du Génie pendant la Guerre 1914-1918.
On ne peut les résumer que dans les inscriptions aux drapeaux des Régiments du Génie :
- 1914
- Lorraine - 7e et 10e RG
- La Marne - 1er et 6e RG
- 1915
- Champagne - 1er, 2e, 4e, 5e et 7e RG
- Bois le Prêtre - 10e RG
- Artois - 10e RG
- Notre-Dame de Lorette - 11e RG
- Dardanelles - 2e RG
- 1916
- Verdun - 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 9e, 10e, 11e, 15e et 19e RG
- La Somme - 2e, 3e, 5e, 7e, 9e et 15e RG
- 1917
- L'Aisne - 2e, 3e, 5e, 6e et 9e RG
- La Malmaison - 19e RG
- 1918
- Champagne - 1er, 4e et 6e RG
- Noyon - 2e RG
- L'Aisne - 4e et 11e RG
- L'Oise - 9e RG
- La Somme - 15e RG
- Sommepy - 11e RG
- Flandres - 3e RG
- Belgique - 4e RG
La section de sapeurs indigènes de l'AOF pris part à la conquête du Cameroun (1915), et notamment au combat de
l'Epoupouqui qui fut particulièrement dur.