4e Régiment du Génie

Mes aïeux et ce régiment

Jean Francis VERCHÈRE


Archives du SHD

A2G2116 : Historique anonyme.
A2G4238 : Historique anonyme de la compagnie 28/4. Paris, Berger-Levrault, 1920.

25N734 : Sapeurs mineurs :
Compagnie 8/2 : comptes rendus de travaux (2 décembre 1914-4 juillet 1917)
Compagnies 8/3 et 8/4 : rapports d'ensemble (1914-1917)
Compagnie 8/14 : cahiers d'ordres du commandant (12 août –28 octobre 1914)
Compagnie 8/16 : opérations (août –octobre 1914)
Compagnie 8/19 : registre d'ordres du commandant (6 août 1914-27 mai 1918).

25N735 Idem :
Compagnie 13/1 : cahier de rapport (20 août 1914-13 janvier 1915)
Compagnie 13/2 : opérations et emploi de la compagnie (septembre 1914-janvier 1915)
Compagnie 13/13 : historique sommaire (1914-1916)
Compagnie 13/13 : cahiers d'ordres du commandant (26 septembre 1914-15 novembre 1917).

25N736 Idem :
Compagnie 13/19 : registre d'ordres divers (18 décembre 1914-8 juillet 1917).

25N739 Idem :
Compagnie 14/1 : opérations (août 1914-juillet 1916), comptes rendus de travaux (24 novembre 1914-20 mars 1915), effectifs (25 août 1914)
Compagnie 14/2 : opérations (août 1914-février 1915)
Compagnie 14/4 : ordres divers (6 août 1914-8 juin 1916).

25N740-741 Idem :
Compagnie 14/14 : opérations (octobre 1914-mars 1918).

25N742 Idem :
Compagnie 14/16 : cahiers du service (6 août 1914-24 août 1915).

25N743 Eléments territoriaux : Compagnie 13/2T : cahiers de rapport et emploi de la compagnie dans la zone de la IIe Armée (10 avril 1914-mai 1916).

25N745 Idem : Compagnie C/1T : ordres des autorités supérieures (16 octobre 1914-19 avril 1915).

25N746 Eléments d'étapes : 2e bataillon de R.A.T., puis bataillon H : historique sommaire, organisation, travaux ; cahiers d'ordres et décisions du chef de bataillon (novembre 1914-novembre 1918).

25N748 Idem : Compagnie H/6 : décisions (15 décembre 1914-8 décembre 1918).

26N1276-1277, 1278, 1280-1281 : Journaux des marches et des opérations.

Présentation du Régiment

Filiation et Campagnes :

1875 : 4e régiment du Génie
Tonkin 1885.

Ce régiment créé en 1875, fut formé à Grenoble avec des détachements des 1er, 2ème et 3ème Régiments du Génie, aussi n'a-t-il pu personnellement jusqu'ici ne participer qu'aux Expéditions de Tunisie (1882) du Tonkin (1884-1888), ou il fit preuve d'une bravoure, d'une intelligence et d'une tenacité digne d'admiration. Le 13ème bataillon (2ème compagnie) au siège de Tuyen-Quan qui dura soixante quinze jours organisa une défense souterraine remarquable par de nombreux travaux de contre approche. Le sergent Bobillot, qui était à la tête du détachement, y fut blessé avec tous ses sapeurs et mourut au moment de recevoir la Croix de la Légion d'honneur. En 1895, il prit également part à l'Expédition de Madagascar.

Régiment du sergent Bobillot, héro de la défense de Tuyen-Quang au moment de la conquête du Tonkin.

Distinctions :

Noms de bataille inscrits au Drapeau :
Tonkin 1885
Champagne 1915
Verdun 1916
Champagne 1918
Belgique 1918

Photos :

Garnisons :

Le régiment était à la caserne de l'Alma de Grenoble :

1875-1999 : Après 124 ans d'existence le 4e Régiment du Génie rend les armes

Mercredi 26 mai, se déroulait sur la place d'Armes du 4e régiment du Génie stationné à La Valbonne, une grande et belle cérémonie de dissolution du 4e RG, cette cérémonie était présidée par le général de division Marc Allamand, commandant la 27e division d'infanterie de montagne, en présence du général de corps d'armée Georges Pormenté, gouverneur militaire de Lyon, du général de division, Marcel Françoise, inspecteur de génie, et du colonel François Campiglio chef de corps du 4e Régiment du Génie, en présence de M. Lacave, préfet de l'Ain, M. Guichon, député maire d'Oyonnax, M. Marcou, conseiller général, maire de Villieu, de nombreux maires ou représentants des communes voisines ainsi que de anciens combattants et leurs porte-drapeaux. De nombreuses personnalités étaient présentes, militaires et civiles. Cette cérémonie chargée d'émotion était rehaussée par la participation de la musique régionale de Lyon. Après avoir passé les troupes en revue, le drapeau du 4e Régiment du Génie faisait pour la dernière fois son entrée sur la place d'Armes, encadré par une garde en tenue blanche traditionnelle où les honneurs lui étaient rendus. Après une remise de décorations à quatre récipiendaires, le général Allamand procéda à la lecture de l'ordre du jour de dissolution face au drapeau du 4 et au chef de corps, le colonel Campiglio (dont voici un extrait) : Officiers, sous-officiers, caparaux-chefs, sapeurs et personnes civiles du 4e Régiment du Génie, le 30 juin 1999 à minuit, le 4e Régiment du Génie sera rayé de l'ordre de bataille de l'Armée de Terre, votre chef, le colonel Campiglio aura alors terminé son temps de commandement, il est le dernier chef de corps d'une lignée prestigieuse de 55 chefs de corps, je tenais personnellement à lui rendre hommage pour l'action personnelle qu'il a conduite durant ces deux années et lui exprimer ma gratitude pour l'action qu'il a menée. En ce jour empreint d'histoire, de souvenirs, et d'émotion, le sacrifice doit rester à jamais gravé dans nos mémoires. Mais le 4 n'est pas mort. Une parenthèse s'ouvre comme l'a déjà montré l'histoire de votre prestigieuse unité. A vous, sapeurs du 4, soyez remerciés de l'action accomplie et bonne chance à tous. Le colonel Campiglio se portait alors à hauteur de chaque compagnie pour se faire remettre les fanions des unités élémentaires. Puis, enfin, dans un moment de recueillement et d'émotion, le chef de corps remettait l'emblème du régiment au général. Cette cérémonie était précédée par une célébration oecuménique religieuse célébrée en plein air par le père Monnoyeur aumônier militaire, assisté d'un aumônier protestant et d'un aumônier israélite. Le père Monnoyeur avait une prière pour la tragédie qui s'est déroulée dans le secteur des monts Igman, en ex-Yougoslavie, en 1995, entraînant la mort de neuf casques bleus français, dont huit faisaient partie du 4e RG.

article paru dans le quotidien Le Progrès du 31 mai 1999

Constitution de l'Arme du Génie en 1914


D'après la loi du 15 avril 1914, le Génie devait comprendre :

Le principe de la numérotation des bataillons en une série unique, ne fut maintenu que pour les sapeurs-mineurs ; les bataillons du régiment de chemin de fer et du régiment de télégraphistes (ce dernier porté à 4 bataillons), étaient numérotés par Corps.

La composition des régiments et des bataillons de sapeurs-mineurs étaient alors la suivante :

Réapparition de certaines spécialités et apparition de nouvelles

Pontonniers

Lorsqu'en 1894, les régiments d'Artillerie-Pontonniers avait été dissous et que l'arme du Génie avait enfin acquis la construction des ponts flottants qu'elle réclamait depuis si longtemps, elle ne voulut pas recréer une spécialité Pontonnier à l'intérieur du Génie.
Mais en 1914, le Génie se décida à recréer 2 bataillons de Pontonniers, le 23e et le 24e, au 7e régiment de l'Arme.
La compagnie 24/1 fut citée à l'ordre du Corps d'Armée à 1917, pour la construction d'un pont de bateaux sur le front de Verdun (passage de la Meuse à Talou).
La compagnie 24/3 fut citée à l'ordre de l'Armée en 1917, pour avoir construit 2 ponts lourds dans des conditions particulièrement difficiles.
Ces 2 compagnies eurent enfin le mérite et l'honneur de construire, en décembre 1918, le premier pont de bateaux sur le Rhin, dans la région de Mayence.


Sully, le grand ministre d'Henri IV, a été le véritable créateur de l'arme du Génie. Pendant de longues années, ce dernier ne se composa que d'un certain nombre d'officiers-ingénieurs pris dans l'infanterie. Vauban n'était-il pas capitaine au régiment de Picardie ! En 1793, le corps est organisé à 12 bataillons de Sapeurs et 6 de Mineurs. Sous l'Empire on compte 8 bataillons de l'un et 2 de l'autre, tandis que l'on forme un bataillon du Train. Actuellement, nous avons 4 régiments de Sapeurs-mineurs résidant à Versailles, Montpellier, Arras et Grenoble. Un 5ème régiment dit des Chemins de fer a sa portion principale à Versailles. Les 6ème et 7ème régiments dits Pontonniers ont été constitués à Angers et à Avignon en 1894. enfin, un groupe comprenant les Aviateurs militaires vient d'être créé avec points d'attache à Meudon, Issy, Bétheny, Mourmelon et Sissonne.

Henri Le Pointe

Ponts Lourds

Les premières formations de ponts lourds furent constituées en décembre 1914, sous le nom d'équipe du Génie Maritime, ce qui rappelle à notre souvenir le glorieux rôle des ouvriers de la Marine pour la construction des ponts sous le 1er Empire.
Au mois d'août 1916, elles furent transformées en Compagnies du Génie Maritime rattachées au 3e régiment du Génie, et prirent au 1er janvier 1920, la dénomination de Compagnies de ponts-lourds. Elles furent alors intégrées au 7e régiment du Génie.
La compagnie GM/3 fut citée à l'ordre du Corps d'Armée lors de l'offensive des Flandres de 1917.

Mineurs et autres spécialités

Pendant la guerre 1914-1918, les compagnies spécialisées augmentèrent dans de grandes proportions ; on créa des compagnies spéciales de mineurs, appelées M.D. (Mascard - Dessolier), noms des inventeurs de l'élévateur que ces unités desservaient ; des compagnies d'électriciens, de radio télégraphistes, de cantonniers, de tomberaux, du Service des Eaux, de cimentiers, de navigation, de monteurs de baraques.
On créa 2 bataillons de lance-flammes qui, appartenant au Génie, prirent les n° 33 et 34.
Le 1er régiment auquel était affectées la plus grande partie de ces spécialités, avait dû être dédoublé pour former, surtout du point de vue administratif, un 21e régiment qui fut dissous à la fin de la Campagne.

Sapeurs de chemin de fer

Le 5e régiment du Génie vit pendant la guerre 1914-1918, ses effectifs s'élevér peu à peu à 85 compagnies, groupant 450 officiers et 21500 hommes. En 1918, ils avaient reconstruit 7000 km de voies ferrées, 4500 mètres de pont et 4000 mètres d'estacade.

Historique de la Guerre 1914-1918

Nombreux sont les brillants faits d'armes du Génie pendant la Guerre 1914-1918.

On ne peut les résumer que dans les inscriptions aux drapeaux des Régiments du Génie :

La section de sapeurs indigènes de l'AOF pris part à la conquête du Cameroun (1915), et notamment au combat de l'Epoupouqui qui fut particulièrement dur.