Mes aïeux et ce régiment
Jean Francis VERCHÈRE
- du 3 février 1913 au 19 février 1913 : périodes d'exercices
Archives du SHD
A2G2116 : Historique anonyme.
A2G4238 : Historique anonyme de la compagnie 28/4. Paris, Berger-Levrault, 1920.
25N734 : Sapeurs mineurs :
Compagnie 8/2 : comptes rendus de travaux (2 décembre 1914-4 juillet 1917)
Compagnies 8/3 et 8/4 : rapports d'ensemble (1914-1917)
Compagnie 8/14 : cahiers d'ordres du commandant (12 août –28 octobre 1914)
Compagnie 8/16 : opérations (août –octobre 1914)
Compagnie 8/19 : registre d'ordres du commandant (6 août 1914-27 mai 1918).
25N735 Idem :
Compagnie 13/1 : cahier de rapport (20 août 1914-13 janvier 1915)
Compagnie 13/2 : opérations et emploi de la compagnie (septembre 1914-janvier 1915)
Compagnie 13/13 : historique sommaire (1914-1916)
Compagnie 13/13 : cahiers d'ordres du commandant (26 septembre 1914-15 novembre 1917).
25N736 Idem :
Compagnie 13/19 : registre d'ordres divers (18 décembre 1914-8 juillet 1917).
25N739 Idem :
Compagnie 14/1 : opérations (août 1914-juillet 1916), comptes rendus de travaux (24 novembre 1914-20 mars 1915), effectifs (25 août 1914)
Compagnie 14/2 : opérations (août 1914-février 1915)
Compagnie 14/4 : ordres divers (6 août 1914-8 juin 1916).
25N740-741 Idem :
Compagnie 14/14 : opérations (octobre 1914-mars 1918).
25N742 Idem :
Compagnie 14/16 : cahiers du service (6 août 1914-24 août 1915).
25N743 Eléments territoriaux : Compagnie 13/2T : cahiers de rapport et emploi de la compagnie dans la zone de la IIe Armée (10 avril 1914-mai 1916).
25N745 Idem : Compagnie C/1T : ordres des autorités supérieures (16 octobre 1914-19 avril 1915).
25N746 Eléments d'étapes : 2e bataillon de R.A.T., puis bataillon H : historique sommaire, organisation, travaux ; cahiers d'ordres et décisions du chef de bataillon (novembre 1914-novembre 1918).
25N748 Idem : Compagnie H/6 : décisions (15 décembre 1914-8 décembre 1918).
26N1276-1277, 1278, 1280-1281 : Journaux des marches et des opérations.
Présentation du Régiment
Filiation et Campagnes :
1875 : 4e régiment du Génie
Tonkin 1885.
Ce régiment créé en 1875, fut formé à Grenoble avec des détachements des 1er, 2ème et 3ème
Régiments du Génie, aussi n'a-t-il pu personnellement jusqu'ici ne participer qu'aux Expéditions de Tunisie (1882)
du Tonkin (1884-1888), ou il fit preuve d'une bravoure, d'une intelligence et d'une tenacité digne d'admiration.
Le 13ème bataillon (2ème compagnie) au siège de Tuyen-Quan qui dura soixante quinze jours organisa une défense souterraine
remarquable par de nombreux travaux de contre approche. Le sergent Bobillot, qui était à la tête du détachement,
y fut blessé avec tous ses sapeurs et mourut au moment de recevoir la Croix de la Légion d'honneur. En 1895, il prit également
part à l'Expédition de Madagascar.
Régiment du sergent Bobillot, héro de la défense de Tuyen-Quang au moment de la conquête du Tonkin.
Distinctions :
Noms de bataille inscrits au Drapeau :
Tonkin 1885
Champagne 1915
Verdun 1916
Champagne 1918
Belgique 1918
Photos :
Garnisons :
Le régiment était à la caserne de l'Alma de Grenoble :
1875-1999 : Après 124 ans d'existence le 4e Régiment du Génie rend les armes
Mercredi 26 mai, se déroulait sur la place d'Armes du 4e régiment du Génie stationné à La Valbonne, une grande et belle
cérémonie de dissolution du 4e RG, cette cérémonie était présidée par le général de
division Marc Allamand, commandant la 27e division d'infanterie de montagne, en présence du général de corps d'armée Georges Pormenté, gouverneur
militaire de Lyon, du général de division, Marcel Françoise, inspecteur de génie, et du colonel François Campiglio chef de corps du 4e Régiment
du Génie, en présence de M. Lacave, préfet de l'Ain, M. Guichon, député maire d'Oyonnax, M. Marcou, conseiller général,
maire de Villieu, de nombreux maires ou représentants des communes voisines ainsi que de anciens combattants et leurs porte-drapeaux. De nombreuses personnalités
étaient présentes, militaires et civiles. Cette cérémonie chargée d'émotion était rehaussée par la participation de la
musique régionale de Lyon. Après avoir passé les troupes en revue, le drapeau du 4e Régiment du Génie faisait pour la
dernière fois son entrée sur la place d'Armes, encadré par une garde en tenue blanche traditionnelle où les honneurs lui étaient rendus.
Après une remise de décorations à quatre récipiendaires, le général Allamand procéda à la lecture de l'ordre du jour
de dissolution face au drapeau du 4 et au chef de corps, le colonel Campiglio (dont voici un extrait) :
Officiers, sous-officiers, caparaux-chefs, sapeurs et personnes civiles du 4e Régiment
du Génie, le 30 juin 1999 à minuit, le 4e Régiment du Génie sera rayé de l'ordre de bataille de l'Armée de Terre, votre chef, le colonel
Campiglio aura alors terminé son temps de commandement, il est le dernier chef de corps d'une lignée prestigieuse de 55 chefs de corps, je tenais personnellement à lui rendre
hommage pour l'action personnelle qu'il a conduite durant ces deux années et lui exprimer ma gratitude pour l'action qu'il a
menée. En ce jour empreint d'histoire, de souvenirs, et d'émotion, le sacrifice doit rester à jamais gravé dans nos mémoires. Mais le 4 n'est pas
mort. Une parenthèse s'ouvre comme l'a déjà montré l'histoire de votre prestigieuse unité. A vous, sapeurs du 4, soyez
remerciés de l'action accomplie et bonne chance à tous
. Le colonel Campiglio se portait alors à hauteur de
chaque compagnie pour se faire remettre les fanions des unités élémentaires. Puis, enfin, dans
un moment de recueillement et d'émotion, le chef de corps remettait l'emblème du régiment au
général. Cette cérémonie était précédée par une
célébration oecuménique religieuse célébrée en plein air par le père Monnoyeur aumônier militaire,
assisté d'un aumônier protestant et d'un aumônier israélite. Le père Monnoyeur
avait une prière pour la tragédie qui s'est déroulée dans le secteur des monts Igman, en
ex-Yougoslavie, en 1995, entraînant la mort de neuf casques bleus français, dont huit faisaient partie du 4e RG.
article paru dans le quotidien Le Progrès du 31 mai 1999
Constitution de l'Arme du Génie en 1914
D'après la loi du 15 avril 1914, le Génie devait comprendre :
- 9 régiments et 5 bataillons formant Corps de sapeurs-mineurs,
- 1 régiment de chemin de fer (5e régiment),
- 1 régiment de télégraphistes (8e régiment).
Le principe de la numérotation des bataillons en une série unique, ne fut maintenu que pour les sapeurs-mineurs ; les
bataillons du régiment de chemin de fer et du régiment de télégraphistes (ce dernier porté à 4
bataillons), étaient numérotés par Corps.
La composition des régiments et des bataillons de sapeurs-mineurs étaient alors la suivante :
- 1er régiment - Versailles (en avril 1917, la création temporaire du 21e régiment du génie eut pour but de répartir les unités du 1er régiment en deux groupes ; mais, par la suite, il y eut des modifications, certaines compagnies ont compté aux deux régiments : il en résulte qu'il est difficile de séparer les deux subdivisions du 1er et du 21e régiments du génie) :
- 4ème bataillon,
- 5ème bataillon,
- 22ème bataillon (rattaché au Corps Colonial) : compagnies lance-flammes (schilt), compagnies de gaz (Z),
- 31ème bataillon : compagnies de gaz,
- 32ème bataillon : compagnies de gaz,
- 33ème bataillon : compagnies de gaz,
- 34ème bataillon : compagnies de gaz,
- 40ème bataillon : compagnies lance-flammes.
- 2ème régiment - Montpellier :
- 16ème bataillon,
- 17ème bataillon,
- 18ème bataillon,
- 5 compagnies du Maroc.
- 6 autres compagnies,
- Génie d'étapes (5 compagnies et 1 section).
- 3ème régiment - Arras :
- 1er bataillon,
- 2ème bataillon,
- 3ème bataillon.
- 4ème régiment - Grenoble, caserne Dode :
- 8ème bataillon,
- 13ème bataillon,
- 14ème bataillon.
- 6ème régiment - Angers, caserne Eblé :
- 9ème bataillon,
- 10ème bataillon,
- 11ème bataillon,
- 12ème bataillon.
- 7ème régiment - Avignon, caserne d'Hautpoul :
- 15ème bataillon,
- 23ème bataillon (Pontonniers),
- 24ème bataillon (Pontonniers).
- 8ème régiment - Rueil, Mont Valérien :
- 9ème régiment - Verdun :
- 6ème bataillon,
- 25ème bataillon (pour la place de Verdun),
- 7 autres compagnies.
- 10ème régiment - Toul :
- 20ème bataillon,
- 26ème bataillon (pour la place de Toul),
- 11ème régiment - Épinal :
- 20ème bataillon,
- 26ème bataillon (pour la place d'Épinal).
- 7ème bataillon formant Corps à Besançon,
- 19ème bataillon formant Corps à Hussein-Dey (Algérie),
- 28ème bataillon formant Corps à Belfort,
- 29ème bataillon forme Corps à Bizerte (Tunisie),
- 34ème bataillon forme Corps,
- un 5e bataillon formant Corps, devait être constitué avec les troupes du Génie du Maroc, mais ce bataillon ne fut créé qu'en 1919.
Réapparition de certaines spécialités et apparition de nouvelles
Pontonniers
Lorsqu'en 1894, les régiments d'Artillerie-Pontonniers avait été dissous et que l'arme du Génie avait enfin
acquis la construction des ponts flottants qu'elle réclamait depuis si longtemps, elle ne voulut pas recréer une
spécialité Pontonnier à l'intérieur du Génie.
Mais en 1914, le Génie se décida à recréer 2 bataillons de Pontonniers, le 23e et le 24e, au 7e régiment de l'Arme.
La compagnie 24/1 fut citée à l'ordre du Corps d'Armée à 1917, pour la construction d'un pont de bateaux
sur le front de Verdun (passage de la Meuse à Talou).
La compagnie 24/3 fut citée à l'ordre de l'Armée en 1917, pour avoir construit 2 ponts lourds dans des conditions
particulièrement difficiles.
Ces 2 compagnies eurent enfin le mérite et l'honneur de construire, en décembre 1918, le premier pont de bateaux sur le
Rhin, dans la région de Mayence.
Sully, le grand ministre d'Henri IV, a été le véritable créateur de l'arme du Génie.
Pendant de longues années, ce dernier ne se composa que d'un certain nombre d'officiers-ingénieurs pris dans
l'infanterie. Vauban n'était-il pas capitaine au régiment de Picardie ! En 1793, le corps est
organisé à 12 bataillons de Sapeurs et 6 de Mineurs. Sous l'Empire on compte 8 bataillons de l'un et 2 de l'autre,
tandis que l'on forme un bataillon du Train. Actuellement, nous avons 4 régiments de Sapeurs-mineurs résidant
à Versailles, Montpellier, Arras et Grenoble. Un 5ème régiment dit des
Chemins de fer a sa
portion principale à Versailles. Les 6ème et 7ème régiments dits Pontonniers ont
été constitués à Angers et à Avignon en 1894. enfin, un groupe comprenant les Aviateurs
militaires vient d'être créé avec points d'attache à Meudon, Issy, Bétheny, Mourmelon et Sissonne.
Henri Le Pointe
Ponts Lourds
Les premières formations de ponts lourds furent constituées en décembre 1914, sous le nom d'équipe
du Génie Maritime, ce qui rappelle à notre souvenir le glorieux rôle des ouvriers de la Marine pour la construction
des ponts sous le 1er Empire.
Au mois d'août 1916, elles furent transformées en Compagnies du Génie Maritime rattachées au 3e
régiment du Génie, et prirent au 1er janvier 1920, la dénomination de Compagnies de ponts-lourds. Elles furent
alors intégrées au 7e régiment du Génie.
La compagnie GM/3 fut citée à l'ordre du Corps d'Armée lors de l'offensive des Flandres de 1917.
Mineurs et autres spécialités
Pendant la guerre 1914-1918, les compagnies spécialisées augmentèrent dans de grandes proportions ; on créa des
compagnies spéciales de mineurs, appelées M.D. (Mascard - Dessolier), noms des inventeurs de l'élévateur que ces
unités desservaient ; des compagnies d'électriciens, de radio télégraphistes, de cantonniers, de tomberaux, du
Service des Eaux, de cimentiers, de navigation, de monteurs de baraques.
On créa 2 bataillons de lance-flammes qui, appartenant au Génie, prirent les n° 33 et 34.
Le 1er régiment auquel était affectées la plus grande partie de ces spécialités, avait dû
être dédoublé pour former, surtout du point de vue administratif, un 21e régiment qui fut dissous à
la fin de la Campagne.
Sapeurs de chemin de fer
Le 5e régiment du Génie vit pendant la guerre 1914-1918, ses effectifs s'élevér peu à peu à 85
compagnies, groupant 450 officiers et 21500 hommes. En 1918, ils avaient reconstruit 7000 km de voies ferrées, 4500
mètres de pont et 4000 mètres d'estacade.
Historique de la Guerre 1914-1918
Nombreux sont les brillants faits d'armes du Génie pendant la Guerre 1914-1918.
On ne peut les résumer que dans les inscriptions aux drapeaux des Régiments du Génie :
- 1914
- Lorraine - 7e et 10e RG
- La Marne - 1er et 6e RG
- 1915
- Champagne - 1er, 2e, 4e, 5e et 7e RG
- Bois le Prêtre - 10e RG
- Artois - 10e RG
- Notre-Dame de Lorette - 11e RG
- Dardanelles - 2e RG
- 1916
- Verdun - 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 9e, 10e, 11e, 15e et 19e RG
- La Somme - 2e, 3e, 5e, 7e, 9e et 15e RG
- 1917
- L'Aisne - 2e, 3e, 5e, 6e et 9e RG
- La Malmaison - 19e RG
- 1918
- Champagne - 1er, 4e et 6e RG
- Noyon - 2e RG
- L'Aisne - 4e et 11e RG
- L'Oise - 9e RG
- La Somme - 15e RG
- Sommepy - 11e RG
- Flandres - 3e RG
- Belgique - 4e RG
La section de sapeurs indigènes de l'AOF pris part à la conquête du Cameroun (1915), et notamment au combat de
l'Epoupouqui qui fut particulièrement dur.