Mes aïeux et ce régiment
Armand Lucien DENIS
- du 14 mai 1913 au 30 mai 1913 : périodes d'exercices
Henri Claude Marie VERCHÈRE
- du 19 décembre 1914 au 2 juillet 1915
- 2 juillet 1915 : décédé à l'hopital mixte de Belley
Archives du SHD
Historique du 133e RI, 1920 librairie F. Montbarbon à Belley
25N131-132 : Ordres du colonel, correspondance du régiment, des autorités supérieures et des unités subordonnées, cartes et croquis (1914-1918).
26N688 : Journaux des marches et des opérations.
Le régiment des Lions - histoire du 133e RI pendant la grande guerre 1914 - 1918, 1920 librairie F. Montbarbon à Belley
Présentation du régiment
Filiation et Campagnes :
A partir du
Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française
(Général Andolenko - Eurimprim 1969).
1811 : 2e régiment de la Méditerranée
1812 : 133e régiment d'infanterie de ligne
Russie 1812. Allemagne 1813-1814.
1814 : dissous
1873 : 133e régiment d'infanterie de ligne
1882 : 133e régiment d'infanterie
Grande Guerre 1914-1918 (Thann, Cernay, Mulhouse, Rodern, Aspach, Dornach, Col des Journaux, Saulcy-sur-Moselle, Ban de Sapt, Ormont, Spitzenberg).
1923 : dissous (traditions gardées par le 99e RI)
1939 : 133e régiment d'infanterie de forteresse
France 1939-1940.
1940 : dissous
1954 : recréé
20 juin 1998 : dissous
La glorieuse histoire du 133e RI par le colonel Quais
Prenant la suite du régiment de la Méditerranée qui s'illustra sous l'Empire en Russie, le 133e Régiment d'Infanterie est
reconstitué à Belley le 29 septembre 1873. Formé de contingents de plusieurs régiments de ligne, puis de conscrits des Landes, du Pays de Gex et du Bugey, le
premier bataillon est caserné au fort de Pierre-Châtel et à Fort l'Ecluse.
A la formation du deuxième bataillon, le commandement du corps est confié au colonel Boulanger le 1er janvier 1875. Tandis que
se forme le troisième bataillon, la municipalité fait construire la caserne Sibuet qui sera achevée fin 1876.
Poussant l'instruction de la troupe, lui insuffluant l'esprit de
Revanche
, Boulanger fait du 133e une unité d'élite, apte à assurer sa
mission de couverture de frontière au sein de la 41e division d'infanterie.
A la déclaration de guerre, le 133e se trouve au col de Bussang la nuit du 6 au 7 août 1914, il franchit le tunnel de Bussang au pas de charge, drapeau en
tête débouche en Alsace. Le 9 août, il reçoit le baptême du feu pour la prise de Cernay où il subit l'assaut d'une division entière, le
13 août, il fait tomber les défenses de Mulhouse. Du 30 août au 6 septembre, il lutte sans trêve au col des Journaux pour défendre Saint-Dié. Le 15
juin 1915, il s'empare de Metzeral au-dessus de Munster, occupant de vive force les tranchées de Sommerlick. Impressionné par cet exploit, le
général de Maud'huy décore le commandant du premier bataillon de sa propre Croix de Guerre et baptise les fantassins bugistes :
Mes Lions du 133
.
Trois semaines plus tard, à la Fontenelle, le régiment renouvelle le même exploit, faisant neuf cents prisonniers, s'emparant d'un
butin considérable. Le général Joffre vient lui-même attacher la Croix de Guerre à la hampe du drapeau et cite le régiment à l'ordre de
l'Armée :
Le 13 juillet doit rester dans la mémoire de tous, cet ordre de l'Armée consacre votre gloire
, dit le général Joffre.
De la Chapelotte à Verdun.
Toujours égal à lui-même, le régiment des Lions se distinguera en 1916, à La Chapelotte, sur la Somme, en Argonne, en 1917
à Reims et Loivre, Brimont. Le 1er Novembre 1917, il est à Verdun. Le 9 novembre, il subit le choc d'un bataillon de la Garde Impériale au bois de la Chaume, il contre-attaque
dans la boue, fusillant les Prussiens à bout portant. Au mois de décembre, il encercle le village de Vaux où vient de s'illustrer auparavant le régiment de
réserve 333 dans les fossés du fort de Vaux. En 1918, le 133e est en Champagne où il participera à la deuxième victoire de la Marne. L'Armistice
le trouvera en Belgique où lui sera remise la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire. Dissous le 1er avril 1923 puis recréé en 1954, le
nouveau 133e reçoit son drapeau à La Valbonne le 24 septembre 1981.
Le 133e a été cité quatre fois à l'ordre de l'Armée. Sur son drapeau à la suite des victoires de l'Empire ont
été brodées les inscriptions suivantes : Alsace 1914, Aisne 1917, Marne 1918, Belgique 1918.
Le 133e RI a perdu 82 officiers, 2014 gradés et soldats, 5 officiers supérieurs furent faits officiers de la Légion d'Honneur, 49 officiers ont reçu la croix de chevalier, 385
sous-officiers et soldats reçurent la médaille militaire. Au sujet des Bugistes du 133e, le général commandant la 7e armée a
déclaré :
Les lions d'Afrique sont les rois du désert, les lions du Bugey sont les rois du champ de bataille
.
article paru dans le quotidien "Le Progrès" du 18 mai 1998
A la mémoire des Lions du Bugey
Dernier régiment de réserve de l'Ain, le 133e RI sera dissous le 20 juin (1998). Un dernier exercice a
été organisé, samedi et dimanche, dans le Bugey. A Belley, le régiment a honoré la mémoire de ses
combattants de la Première Guerre Mondiale.
Le 133e régiment d'infanterie est le dernier régiment de réservistes dans l'Ain. Il sera officiellement dissous le 20
juin, dans le cadre de la professionnalisation de l'armée de terre. Son effectif, composé de 700 officiers, sous-officiers ou hommes de rang, sera affecté dans
différentes unités régimentaires de réserve professionnelle en Rhône-Alpes.
La transition d'une logique
contrat réserve-active
à celle de
l'engagement à servir dans la réserve
: c'est une grande page qui sera
tournée pour le 133e RI.
Ce week-end, dans le Bugey, le 133e RI a effectué son dernier exercice par une marche de Bellegarde à Belley, sous la conduite de son chef de corps,
le lieutenant colonel Berger, et a visité le Fort les Blancs-Pierre Châtel, autrefois tenu par le 133e RI. A Belley, le fief de ses quartiers depuis 1871, il a honoré la
mémoire de ses vaillants combattants de la Première Guerre Mondiale, surnommés
les Lions du Bugey
.
Hier, à 11 heures, a eu lieu une commémoration au Monument aux Morts en présence des autorités civiles et militaires, avec
dépôt de gerbes, remises de décorations, suivie d'un repas au quartier Sibuet.
Si la suppression de la conscription génère aussi la fin de la réserve, ce n'est pas la fin du réserviste. Une amicale des réservistes du 133e
RI existe depuis 1989. Comme dans un devoir de mémoire, l'amicale entend demeurer comme un lien fort entre tous les anciens du 133e RI.
L'histoire du 133e RI.
Par tradition, le régiment de l'Ain s'est illustré sur de nombreux champs de bataille depuis l'Empire. Fondé en théorie en 1793 lors de
la création des 254 demi-brigades, il prendra effectivement corps en 1812, issu du second régiment de la Méditerranée, formé par
Napoléon. En 1813, il participe à la retraite de Russie, sera dissous en 1814 avec la chute de l'Empire et renaîtra en 1873 pour devenir le régiment de
l'Ain, établi à Belley. Il participe à la campagne de Madagascar en 1895. Durant le premier conflit mondial, le 133e RI sera de tous les combats, et, outre la fourragère
aux couleurs de la Médaille Militaire, ses hommes y gagneront leur surnom
les Lions du Bugey
. En 1915, le général Joffre lui remet la croix de guerre, le
133e RI est cité à l'Ordre de l'Armée, pour avoir fait neuf cents prisonniers.
Dissous en 1923, reformé en 1939 comme régiment d'infanterie de forteresse, il occupera la ligne Maginot, puis combattra aussi sur le
canal de la Marne au Rhin. Il y capitulera. Après sa dissolution, beaucoup de ses membres s'illustreront dans les maquis de l'Ain et du Bugey.
article paru dans le quotidien Le Progrès du 18 mai 1998
Distinctions :
Noms de bataille inscrits au Drapeau :
Wolkowisk 1812
Kalisch 1813
Bautzen 1813.
Leipzig 1813
Alsace 1914
L'Aisne 1917
La Marne 1918
Belgique 1918
Drapeau décoré de la Croix de Guerre 1914-1918 avec :
4 palmes pour 4 citations à l'ordre de l'Armée.
Ordre général n° 32, de la 7e Armée, du 9 juillet 1915
Les 1er et 2e bataillons du 133e RI ont fait preuve d'une incomparable vaillance et d'une énergie au-dessus de tout éloge, en enlevant une
position très solidement organisée, que l'ennemi considérait comme inexpugnable, d'après les déclarations mêmes des
officiers prisonniers. Ils ont fait subir des pertes considérables et, malgré un bombardement des plus violents, n'ont cessé de progresser pendant
plusieurs journées consécutives à élargir leurs conquêtes.
Signé : De Maud'huy
Le 133e 2 fois vainqueur en 3 semaines - les 15 et 16 juin, près de Metzeral, et les 8 et 9 juillet, à la Fontanelle - fut cité tout entier à l'ordre de la 7e armée, comme l'annonca aussitôt l'ordre
suivant :
Ordre du régiment n° 152, du 13 juillet 1915 :
Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats du 133e,
Le général Joffre vient d'attacher la Croix de Guerre à la hampe de votre drapeau en face de cette ville de Saint-Dié que vous
avez délivrée d'une angoissante étreinte. Notre grand chef, dont les paroles s'adressaient à vous tous, m'a dit : C'est bien !
Les nécessités de l'organisation et de la défense de la position conquise n'ont permis qu'au tiers d'entre vous d'assister à cette
cérémonie ; cette fête militaire était susceptible d'émouvoir les coeurs les plus sceptiques, si à cette heure encore il en existait dans notre Patrie !
Je désire cependant que cette date du 13 juillet reste gravée dans la mémoire de tous. Je suis fier de porter à votre
connaissance s'est ordre de l'Armée : il consacre votre gloire !
Ordre de l'Armée n° 37, du 12 juillet 1915 :
Est cité à l'ordre de l'Armée : le 133e Régiment d'Infanterie, sous les ordres du lieutenant colonel Baudrand.
Ce régiment, dont 2 bataillons, trois semaines auparavant, avaient été cités à l'ordre de l'Armée pour avoir enlevé une position
puissamment fortifiée sur une autre partie du front, a renouvelé cet exploit à la Fontenelle.
Entraîné par son ardeur, est parti avant la fin de la préparation d'artillerie, est arrivé sur les premières
tranchées ennemies avec les derniers obus français, a enlevé une position comprenant plusieurs lignes de tranchées et de casemates ; a fait prisonniers
près de 900 Allemands dont 21 officiers et s'est emparé d'un butin considérable (canons, mitrailleuses, lance-bombes, fusils, etc..), s'est
installé sur la position et a défié tous les assauts.
Signé : De Maud'huy
Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats du 133e, je m'incline en votre nom devant ceux des nôtres tombés au champ d'honneur
sans aucune défaillance.
Restons fidèles à leur exemple !
Le lieutenant-colonel commandant le régiment
Signé : Baudrand
Ordre de la 41e division d'infanterie, n° 31
Le 27 juillet 1915
En transmettant, aux troupes qui ont combattu le 27 juillet, les félicitations du général commandant l'Armée, le général commandant la
41e DI est heureux de dire que toute la 82e brigade, au 6e groupe cycliste, à la compagnie 7/2 du génie et à l'artillerie de la division,
la fierté qu'il éprouve à commander des hommes qui, en un mois, malgré les fatigues et les pertes, ont emporté sur l'ennemi 3
brillants succès tant en Alsace qu'à la Fontenelle.
Pendant cette période, plus de 2000 prisonniers, 24 mitrailleuses, des minenwerfers et un immense matériel sont tombés entre leurs mains. Le
territoire qu'ils ont rendus à la France et la page de gloire qu'ils ont ajoutée à leur historique valut leurs sacrifices.
Le général commandant la 41e division les en remercie compte sur eux dans l'avenir.
Signé : de la Touche
Ordre de la 6e Brigade de Chasseurs n° 33, du 18 septembre 1916
Les 2e et 3e bataillons du 133e RI ont, les 12 et 13 septembre, contribué dans la plus large mesure aux succès de la 6e Brigade de
Chasseurs, à laquelle ils étaient provisoirement rattachés. Malgré les très durs fatigues les semaines précédentes,
malgré les pertes dues aux bombardements ininterrompus des jours antérieurs à l'attaque, ces 2 bataillons ont marché à l'assaut des
tranchées de Marières et du village de Bouchavesnes avec une admirable bravoure et un élan magnifique. La 6e Brigade de Chasseurs est fière d'avoir,
pendant ces sanglantes mais brillantes journées, compté dans ses rangs, sous les ordres du lieutenant colonel Baudrand, les bataillons Thouzellier (2e)
et Martin ( 3e) du 133e. Le commandant de la brigade remercie le glorieux 133e du concours sans réserve que ces braves officiers,
sous-officiers et soldats lui ont apporté et considère comme un honneur pour ses chasseurs de citer les 2e et 3e bataillons du 133e
à l'ordre de la 6e brigade de chasseurs à pied.
Le colonel commandant la brigade.
Signé : Messimy
Ordre n° 173 de la Ve Armée, du 1er mai 1917
Est cité à l'ordre de l'Armée, le 133e régiment d'infanterie :
Les 16 et 18 avril 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel Baudrand, a enlevé, avec un enthousiasme superbe, une position puissamment fortifiée, un village solidement
organisé et a franchi un canal malgré des feux violents de mitrailleuses de front et d'écharpe, atteignant ainsi tout l'objectif qui lui était
assigné et capturant plus de 1000 prisonniers, dont 12 officiers, 15 mitrailleuses, un minenwerfer et un matériel considérable.
Le général commandant la Ve armée
Signé : Mazel
Citations à l'ordre de la IVe Armée
Régiment d'élite. Le 31 mai 1918, s'est engagé en pleine bataille sous les ordres du lieutenant colonel Kiffer. Pendant 5 journées
consécutives a défendu pied à pied le terrain qui lui était confié, maintenant sa cohésion, repoussant les attaques, répétées et
sans cesse renouvelées, de l'ennemi, lui faisant subir de lourdes pertes et l'arrêtant définitivement dans son avance.
Signé : le général commandant la 43e DI
Ordre général de la VIe Armée n° 627 du 30 août 1918
Est cité à l'ordre de l'armée : le 133e régiment d'infanterie :
Le 133e régiment d'infanterie, sous le commandement du lieutenant-colonel Kiffer, s'est porté, le 18 juillet 1918, à
l'attaque dans un élan irrésistible et, dès le 1er jour de la bataille, a réalisé une avance
de 4 km, enlevé 2 villages solidement tenus par l'ennemi, pris 22 canons et plus de 200 prisonniers.
Les jours suivants, en dépit des fatigues et des pertes, il a maintenu tout le terrain conquis avec une énergie et une ténacité inlassables ;
et, reprenant l'attaque, brisant toutes les résistances rencontrées, a fait, au total, une progression de 14 km, capturant 350 prisonniers, 22 canons, dont 4 gros
minenwerfers et 100 mitrailleuses.
Le 30 août 1918
Le général commandant la VIe Armée : Degoutte
Est cité à l'ordre de l'Armée : le 133e régiment d'infanterie.
Régiment d'élite qui, sous les ordres du lieutenant colonel Kiffer, a attaqué 15 fois, durant un seul mois d'opérations offensives.
Après plusieurs marches de nuits pénibles, a enlevé d'assaut et conservé de haute lutte une position fortement organisée, capturant 120 prisonniers,
de nombreuses mitrailleuses. Malgré une âpre résistance, a forcé le passage d'une rivière et contraint l'adversaire au
repli. Au terme de la poursuite, a harcelé d'attaques quotidiennes l'ennemi fixé sur une nouvelle position, lui enlevant, l'un après l'autre, des
centres de résistance puissamment défendus avec l'élan le plus intrépide et la plus admirable ténacité.
Le 26 novembre 1918
Le général commandant l'armée française de Belgique
Signé : Degoutte
Fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire 1914-1918 (jaune) :
4 citations à
l'ordre de l'Armée.
Ordre du régiment n° 58 du 18 mai 1917.
Soldats du 133e !
Votre vaillance et votre héroïsme viennent de faire à nouveau décorer votre Drapeau de la Croix de Guerre avec Palme.
Lisez attentivement la belle Citation qui suit. Elle vous concerne tous ; et par l'attribution de la Fourragère qui vous en
récompense individuellement, vous êtes classés définitivement, aux yeux de chacun, parmi les troupes d'élites :
Ordre n° 173 de la Ve Armée, du 1er mai 1917.
Est cité à l'Ordre de l'Armée, le 133e Régiment d'Infanterie.
Les 16 et 18 avril 1917, sous le commandement du Lieutenant-Colonel Baudrand, a enlevé, avec un enthousiasme superbe, une
position puissamment fortifiée, un village solidement organisé, et a franchi un canal, malgré des feux
violents de mitrailleuses de front et d'écharpe, atteignant ainsi tout l'objectif qui lui était assigné et
capturant plus de 1000 prisonniers, dont 12 Officiers, 15 mitrailleuses, 1 minenwerfer et un matériel considérable.
Vainqueurs de Loivre et des abords du Brimont !
À vos 300 prisonniers de la Côte 830 et de Metzeral, à vos 900 de la Fontenelle, à vos 400
du Bois Marrières et de Bouchavesnes, vous venez d'en ajouter
dix sept cents dans les
mémorables journées des 16,18 et 20 avril, au cours desquelles chacun de vos 3 Bataillons a eu sa propre part de gloire.
Trois mille trois cents prisonniers, déjà, à votre actif ! Vous pouvez être fiers de vous !
Vous pouvez et devez être fiers de vos admirables Officiers, Cadres et Camarade héroïquement tombés en
chargeant dans un élan fougueux qui les en a rendus maîtres, contre des mitrailleuses en pleine action ; c'est
leur dévouement qui vous vaut la victoire et la gloire, à vous, les heureux survivants. Conservez pieusement leurs souvenirs dans votre coeur.
Lions du 133 !
Sachez rester toujours fidèle à votre belle devise :
Pas s'en faire ! Pas s'en f...ichtre!
Continuez à grogner parfois, tout en marchant quand même !
Jusqu'à présent, vous les avez toujours eu !
Vous pouvez attendre stoïquement les événements : Le Lion ne manque jamais en proie.
Votre Lieutenant-Colonel,
signé : F. Baudrand.
Traditions :
Refrain :
La poudre a tonné ; la charge a sonné, marchons sans peur, en suivant les trois couleurs.
Emplacements du régiment et Chefs de Corps :
1876 : VIIe CA - 13e DI - 25e BI - Dépôt Belley, Portion Principale Besançon - Cl Boulanger
1878-1879 : VIIe CA - 13e DI - 25e BI - Belley - Cl Boulanger
1884 : Cl Clément
1895 : Cl Sage
1899 : VIIe CA - 14e DI - 27e BI - Belley - Cl Mercier
1902-1903 : Cl Deflandre
1904-1906 : Cl Treymüller
1907 : Cl Ganeval
1911-1912 : Cl Dutreuil
Photos :
Album Régimentaire :
Photographie P. Marcellin - Belley (Ain).
Avec le XXe Corps c'est ce que j'ai vu de mieux.
Général JOFFRE
Les Lions d'Afrique sont les rois du désert. A Metzeral,
à la Fontenelle, les Lions du Bugey étaient les
rois du champ de bataille
Général De Maud'huy
Gouverneur de Metz
Commandant supérieur du Territoire de Lorraine
Le Général de Maud'huy avant de mourir a tenu
à envoyer son dernier adieu à ses Lions. Le 15
juillet à 11 heures du soir, douze heures avant sa mort,
étant trop faible pour écrire, il a
dicté ce dernier message :
Lions du 133e.
Vous êtes mes enfants, aussi en ces dernières
heures de ma vie ma pensée va vers vous,
VIVE LA FRANCE !
VIVE LE REGIMENT DES LIONS
Colonel Dutreuil (en haut à gauche)
prend le commandement du 133e RI le 26 juin 1911
part avec le régiment à la Mobilisation le 2
Août 1914
et prend part aux combats de
Cernay, Mulhouse, Les
Journaux
quitte le régiment après avoir
été blessé le 4 septembre 1914 aux
combats du "Col des Journaux"
Lieut-Colonel Dayet (en haut à droite)
prend le commandement du Régiment le 5 septembre 1914
et prend part aux combats de
Col des Journaux,
Saulcy, Ban de Sapt
tombé glorieusement au champ d'honneur le 27 Janvier 1915
aux combats du Ban de Sapt
Lieut-Colonel Baudrand (en bas à gauche)
prend le commandement du Régiment le 27 Janvier 1915 au 17
Juin 1917
et prend part aux combats de
Metzeral, La Fontenelle,
Bouchavesne, Bois d'Hem, Loivre-Brimont
Lieut.Colonel Kiffer (en bas à droite)
prend le commandement du Régiment le 17 Juin 1917
prend part aux affaires de
Ferme Navarin, Betheny,
Verdun (rive droite), Lorraine (forêt de Parroy), aux combats
de Latilly à Gondelu, à l'Offensive du 18 juillet
(Hautevesnes - Courchamps), au passage de la Vesle, à
l'attaque dans les Flandres (passage de la Lys et de l'Escaut),
Armistice le 11 Novembre 1918
Garnisons :
Un bataillon est au fort de Pierre-Châtel :
et à la caserne Dallemagne de Belley :
une demi-compagnie est au fort l'Ecluse et une autre au fort des Rousses ;
le reste du régiment est à la caserne Sibuet de Belley, du nom du général d'empire Sibuet - né à Belley en 1773,
tué en Silésie en 1813, qui a été construite en 1875 à l'initiative du colonel Boulanger alors commandant du 133e RI. Le 133e
RI s'y installe en 1898 :
La caserne Sibuet au garde-à-vous
Les nouveaux bâtiments habités par les gendarmes mobiles depuis septembre 1986. L'ancienne caserne datait, elle, de 1875.
Ce n'est pas sans quelque nostalgie que les Belleysans ont vu disparaître à la fin de l'hiver 1983 les murs de l'ancienne caserne
Sibuet remplaçée 3 ans plus tard par les bâtiments d'aujourd'hui. Cette ancienne caserne dont on devait en grande partie la construction au
colonel Boulanger qui commandait en 1875 le 133e régiment d'infanterie, alors au fort de Pierre Châtel, et qui espérait bien le voir
un jour caserné en ville. Il poussa donc activement à la réalisation de la nouvelle caserne. Puis, lorsqu'il sera ministre de la guerre, il
imposera qu'elle soit baptisée du nom du général d'empire Sibuet,
un authentique bugiste né à Belley
.
Dès lors la caserne Sibuet va permettre de perpétuer une présence militaire déjà ancienne dans la capitale du Bugey. En 1898, le 133e RI est implanté.
Dès 1914, à la mobilisation, y est formé à partir du 133e RI, le 333e régiment d'infanterie. Le 1er regagne Belley après l'armistice et, en
1920, cède la place au 5e régiment de tirailleurs marocains. En 1927, parallèlement à ces unités, la gendarmerie avec un
peloton de garde républicaine mobile s'installe à la caserne Dallemagne.
En 1933, le 5e régiment de tirailleurs marocains cède la place à un centre mobilisateur qui sera chargé notamment à la
déclaration de la 2e guerre mondiale de mettre sur pied le 11e régiment de zouaves. En même temps, agrave; Belley, se regrouperont les effectifs du corpsexpéditionnaire
de Norvège qui s'illustrera à Narvik. Pendant l'occupation, les corps de troupe et la gendarmerie mobile quittent Belley et s'installeront
à leur place les troupes allemandes et italiennes. De 1945 à 1946, un bataillon du 1er régiment d'artillerie coloniale
occupe les casernes de la ville. A son départ en 1946 la gendarmerie se réimplante à la caserne Dallemagne avec 2 pelotons de la garde républicaine
mobile de la 14e région. En 1954, à la caserne Sibuet, entre-temps restructurée, nous voyons apparaître le 1er escadron de garde
républicaine mobile au complet : l'escadron 4/8. De 1956 à 1960, est mis en place l'état-major du groupe escadrons 2/8. Après plusieurs changements de
dénomination, en 1967, l'escadron de Belley deviendra 4/15. En 1974, enfin, cette unité se voit rattacher le peloton de gendarmerie mobile de
Bellegarde faisant partie jusqu'alors de l'escadron d'Annecy. Puis le 1er janvier 1983, l'escadron 4/15 de Belley est dispersé à titre
provisoire dans l'attente de la construction de la future caserne destinée à regrouper les unités de gendarmerie de Belley. C'est chose faite
depuis septembre 1986 avec aujourd'hui l'inauguration officielle en présence, entre autres, du général de division Nivlet commandant
la 5e région de gendarmerie de Lyon, et de M. Jacques Boyon, député de l'Ain, secrétaire d'État à la
défense de l'actuel gouvernement Chirac.
informations transmises par l'offisme de tourisme de Belley